Baptême à Bamako : jour de fête, jour de faste !

©Ph. A. Sogodogo/Les parentes, amies et connaissances de la famille Djiga au moment des dons

A Bamako, toute la joie qu’une famille ressent à la naissance d’un enfant se manifeste le jour du baptême. Voilà pourquoi c’est un des plus grands jours dans la vie de chaque famille, après le jour du mariage.
Mais ce jour-là semble être plus une affaire de femme car la cérémonie de baptême pour les hommes, après la mosquée où l’imam souffle au nouveau-né son nom dans son oreille, et le partage d’un petit-déjeuner collectif (en général du haricot à gogo), la cérémonie de baptême est terminée. C’est donc aux femmes de prendre la relève dans l’après-midi.
Alors interviennent les griottes dans des shows époustouflants, rivalisant de louanges pour gagner plus auprès des femmes dont chacune veut profiter de l’occasion pour démontrer sa « capacité » en distribuant les billets de banque à gauche et à droite, parfois à tort et à travers.
Les parents et amis de la famille du nouveau-né aussi rivalisent en cadeaux à offrir (bazin, wax, savon, bijoux….) et tout cela, devant caméras !
Mais il y a bien sûr ceux qui font leur baptême à leur juste mesure, sans extravagance.
La semaine dernière par exemple, nous avons assisté à une belle cérémonie de baptême très colorée mais bien sobre. C’était dans la famille Djiga, à l’ex-Base « A » de Bamako, dans la commune III. Dans la mosquée du quartier, les familles de Djiga et de son épouse Faty ont fait la fathia pour le bonheur de l’enfant et de la famille DJIGA et l’imam Dama a soufflé au nouveau venu son nom. : Sory Ibrahim.
Le soir, aux environs de 18 heures, les parentes et les amies du père et de la mère, les femmes des familles voisines et leurs amies ont pris d’assaut la maison de l’heureux couple pour faire la fête en compagnie de griottes.
A la fin, comme d’habitude, un bon repas a été partagé avant que chaque ne regagne son domicile. Au menu ce soir-là, du macaroni et du jus de gingembre.

Abdoulaye SOGODOGO

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