Le championnat, ici à Bamako, ce n’est pas toujours dans le domaine du sport qu’on en parle. C’est un mot qui est entré dans le vocabulaire des relations hommes-femmes depuis quelques années déjà ! Le championnat, c’est donc aussi la compétition entre les femmes pour s’attacher les faveurs de l’homme providentiel qui est capable de changer leur vie en leur offrant à la fois le chèque, le chic et le choc (comprenez l’argent, le luxe et le sexe) ou villas, voitures et voyages.
Et comme de tels oiseaux sont de plus en plus rares, les femmes appellent des marabouts à leur secours pour gagner le jackpot avec un « gourou ».
Awa est une jeune fille de 23 ans. Elle a arrêté sa scolarité après seulement deux ans à l’école. Depuis, elle est à la maison. Aujourd’hui, elle sort avec un homme de 50 ans. Elle justifie son choix par la pauvreté de ses parents qui n’arrivent plus a subvenir à ses besoins. Pour elle, il n’était pas question d’accepter les avances d’un jeune homme qui serait incapable d’assurer son quotidien et celui de ses parents. Et de répéter cette phrase très populaire dans le milieu féminin à Bamako inspirée d’une chanson de la jeune griotte Fatoumata Diabaté : « Championnat ko lé do ; ni i téssé i bé bô » (« C’est une affaire de championnat ; si tu ne peux pas assurer, tu dégages »).
Ainsi, le quinquagénaire d’Awa lui a acheté une moto Jakarta et un portable de luxe, les deux choses après lesquelles la plupart des jeunes filles maliennes courent.
A la question de savoir si cela ne la gênait pas de s’afficher avec un homme qui pourrait avoir l’âge de son père, elle répond sans détours : « N’oubliez pas que c’est un championnat et que les filles qui ont froid aux yeux descendent tout de suite en deuxième division. Alors, je n’ai pas honte et j’assume mon choix.»
Mais les hommes aussi, de leur côté jouent au championnat pour s’offrir le cœur d’une riche femme d’affaires qui a besoin de plaisirs charnels avec des mecs virils. Là aussi, la compétition est rude parce que de telles perles sont rarissimes !
Hamidou a 25 ans. C’est un jeune étudiant entretenu par « une tantie très riche » qui lui donne « tout » ! Selon lui, c’est une relation de donnant-donnant parce qu’à son tour, il donne à la femme, ce qu’elle n’a pas toujours trouvé auprès des autres jeunes : « de la virilité à gogo pour assurer les longs métrages au lit ». Hamidou pense donc avoir remporté son championnat et compte garder son titre le plus longtemps possible. Grâce à sa riche commerçante, Hamidou, issu d’une famille très pauvre, a une moto Jakarta et un portable dernier cri.
Comme quoi, aujourd’hui, le matérialisme en amour n’est plus l’apanage des filles seulement.
M. KALAPO et Shalom


Certes, c’est une réalité, Mais moi je pense qu’a la base se trouve tout jours des problèmes économique. En effet comme je viens de le dire, les difficultés économiques poussent les jeunes à faire de n’import quoi. Au paravent c’est que les jeunes filles. Maintenant les Garçons aussi la fraicheur de la jeunesse aux vieilles tantes.